De l’Egypte au Soudan
Aurel: Après le bon temps pris à Louxor nous avons repris la route en direction d'Aswan où l'on peut prendre un bateau pour le Soudan. C'est le seul moyen terrestre d'entrer au Soudan.
Sur la route je me suis aperçu que je commençais à avoir un peu d'eau dans l'huile...
Loïc : c'est par le carter d'embrayage ajouré de CJ Design que l'on s'en est rendu compte. Il y a des traces de mayonnaise sur les parois internes du moteur. L'huile dans le réservoir d'huile semble toutefois propre...

La Haute Egypte
Aurel : En direct du Soudan voici la suite de nos aventures!
On n'a pas donné de nouvelles depuis quelques temps mais on a plein de choses à vous raconter! Cet article n'est qu'une mise en bouche
Loïc : Une semaine de convalescence bloqués au Caire. Cela aurait pu être bien pire.
Julie m'héberge sur sa maison flottante, au cœur de la ville.

Tourisme contemplatif
Il fait encore assez frais ce matin lorsque je m'installe à l'entrée de ce petit café d'Imbaba, un quartier populaire du Caire. Les chaises sont toutes alignées avec le dossier contre le mur, si bien que si l'on vient à deux, on se retrouve côte à côte, séparés par une petite table carrée. De toute façon, je préfère y venir seul, car c'est le meilleur passeport pour s'ouvrir au monde. Je fais donc face aux habitués installés de l'autre côté de la pièce tout en longueur. Les mouches s'enivrent des fumées de Chicha que l'unique ventilateur peine à dissiper. Tout est calme et tranquille. Je suis serein.

L’accélérateur est ton ami
Aurel: Mohy, l'Égyptien rencontré via www.advrider.com nous a proposé de nous organiser une journée off-road dans les dunes près du Caire. Vu notre soif d'aventures on a sauté sur l'occasion!
Tout a commencé la veille, on a changé nos pneus route par nos pneus à crampons. Des TKC80 tout neufs généreusement offerts par notre sponsor Continental.
Rien que ça, c'est une aventure. On a décidé d'aller dans une station service pour que ce soit plus facile et pour voir comment les gens font ici mais on est tombé sur la brute du coin... gros bras et petit cerveau.
Loïc: Son raisonnement était simple : "si ça ne va pas, c'est que je ne tape pas assez fort".

1 Pyramide, 2 Pyramides, 3 Pyramides
Loïc: Après ces étapes dans la campagne et dans le désert, on file vers Alexandrie. On retrouve une route droite qui longe la mer, mais, comme en Libye, on ne peut généralement pas accéder à la mer pour autant, car tout est protégé par des barbelés ou des murs, la côte étant un territoire manifestement militaire.
Le paysage des 100 derniers km avant Alexandrie est une horreur. La route est bordée d'immeubles moches en construction. Ah? Ils sont finis? Mais personne n'y habite pourtant. On croirait la Costa Brava dans les années 75, mais avec tantôt des grosses barres d'immeubles style HLM, et tantôt des villages de luxe engrillagés... séparés de la côte par la 4 voies poussiéreuse que nous parcourons.
On trouve un resto routier de luxe pour grignoter. Les poissons sont présentés crus, dans de la glace, et ils vont préparer ceux que l'on choisit. Un régal, et avec un accueil très chaleureux. Cela nous redonne du courage pour finir cette horrible route qui n'en finit pas.
Ce qui m'a choqué à l'arrivée à Alexandrie, c'est l'absence de banlieue. On passe instantanément de la 4 voies rapide aux rues super encombrées où la circulation va dans tous les sens. Bizarrement, même si c'est complètement anarchique, il n'y a aucune agressivité, aucun passage en force. Les petits coups de klaxon sont juste là pour être surs d'être vus et non comme l'expression d'une arrogante virilité exacerbée comme j'ai plus l'habitude de voir en France.
Aurel connaît la route, et de toute façon, la circulation est trop dense pour baisser les yeux vers le GPS. Il ne faut pas traîner non plus car la moto d'Aurel a tendance à caler dès qu'elle chauffe trop. Je savais que je n'aurais jamais du partir avec une moto orange!
Les premiers quartiers semblent être ceux liés au port de pêche, et on n'en finit pas d'avancer un peu plus vers le centre. C'est qu'avec 7 ou 8 millions d'habitants, ça prend de la place. Une petite pause s'impose une fois arrivés en plein centre, sur le bord d'une grande baie, pour un thé au soleil... et pour laisser refroidir la moto d'Aurel qui n'en peut plus.


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