La Haute Egypte
Aurel : En direct du Soudan voici la suite de nos aventures!
On n'a pas donné de nouvelles depuis quelques temps mais on a plein de choses à vous raconter! Cet article n'est qu'une mise en bouche
Loïc : Une semaine de convalescence bloqués au Caire. Cela aurait pu être bien pire.
Julie m'héberge sur sa maison flottante, au cœur de la ville.

Dans l'agitation de la ville gigantesque, je profite de mes aller-retours dans le quartier pour me lier d'amitié avec le réparateur de motos chinoises locales.


Aurel déniche quant à lui un nouveau sponsor : un concessionnaire Mercedes qui refuse de se faire payer lorsqu'on veut leur acheter une ampoule et une durite.

Finalement ils nous donneront un bon coup de main pour la petite révision de la moto faite devant chez eux.
Merci à eux et en particulier à Shorouk!

Rien de bien méchant au programme de cette mini révision : un nettoyage du pré-filtre à air. En effet, on utilise toujours le filtre en papier d'origine, mais on a ajouté un filtre en mousse imbibé d'huile à l'entrée de la boîte à air pour filtrer le plus gros et éviter de colmater le filtre principal trop rapidement.

Verdict : le filtre en mousse a très bien fait son boulot. Il se lave très bien à l'essence et le filtre papier va encore tenir un bon moment comme ça!
Depuis que l'on a démonté la pompe à essence (qui se trouve à l'intérieur du réservoir) pour remplacer les filtres, Aurel a une fuite à ce niveau. On démonte donc à nouveau, on change un joint torique (merci Shorouk!) et on voit que 2 des inserts à l'intérieur du plastique du réservoir sont sortis de leur logements.

Les Égyptiens veulent systématiquement donner un bon coup de marteau pour remettre en place ces inserts mais même si cela fonctionnerait probablement, on ne veut pas risquer de fendre le réservoir ou que l'insert ne prenne du jeu. Il faudra batailler durant une heure avec une demi-douzaine d'intervenants pour mettre à profit une autre solution basée sur l'utilisation d'une perceuse, sous le regard bienveillant de notre nouveau partenaire, tout spécialement aux petits soins pour Aurel.

Bon, on s'occupe comme on peut, mais la vérité c'est qu'il nous tarde de reprendre la route, d'enchaîner les kilomètres, de se prendre du vent en pleine poire, de se demander quelle rencontre on fera dans l'heure qui suit...
Pour descendre vers le sud, il y a 2 alternatives :
1 : La route qui longe le Nil, réputée pénible, et où il vaut mieux voyager en convoi pour des raisons de sécurité.
2 : La route qui longe la Mer Rouge, jolie et sûre, plus longue de 100km seulement. Banco.
Aurel : La sortie du Caire est pénible, très pénible. Il nous faut entre 1 et 2h pour enfin arriver hors de la ville sur la route qui va nous mener à la Mer Rouge...
Loïc : Pour être honnête, la route de la côte n'a rien d'extraordinaire. La côte est bétonnée, sans intérêt. On aperçoit à peine la Mer Rouge. Elle n'est même pas rouge mais d'un mélange de vert et de bleu que les garçons et les filles ne sauront jamais s'accorder à dire si c'est indigo, lila ou magenta...
Le vent est chaud... très chaud... plus de 45 degrés à l'ombre. Nous fermons nos blousons au plus haut pour éviter que le vent nous brûle la peau. On ne peut pas dire que ce soit agréable, mais on est content d'être à nouveau sur la route.

L'étape est plus longue que prévue, si bien que lorsque l'on arrive à Ourghada pour acheter de quoi manger la nuit tombe. Ici on ne se sent plus en Égypte. C'est une ville balnéaire super touristique. Les belles égyptiennes voilées aux grands yeux noirs ont laissé leur place à des blondes en short badigeonnées de biafine. On s'était dit qu'on ne roulerait pas de nuit, mais on file de cette ville artificielle, à la recherche d'une piste déserte où l'on puisse bivouaquer, loin de la route.
Mais la nuit est très très noire, la lune ne se lève que vers 23 heures, et il est bien difficile de juger où mène une piste et quel est son état lorsque l'on ne voit que les 10 premiers mètres. On s'engage quand même, au hasard. On ne va pas loin, on hésite, on papote, tous phares allumés, et on décide de chercher ailleurs... sauf que la moto d'Aurel ne veut plus démarrer. La batterie semble ne pas avoir apprécié de devoir alimenter les phares et les phares additionnels durant 10 minutes sans avoir le moteur pour la recharger. L'occasion de sortir les outils en pleine nuit pour démonter mon sabot et accéder à ma batterie pour faire démarrer sa moto. Décidément, les motos oranges, ça n'est pas fiable!
Aurel : Ça n'est pas fiable ça reste à vérifier. En tout cas c'est bien équipé car qui avait emmené des câbles de batterie ? Et qui c'est qui t'aide à remonter ton sabot à chaque fois ?
Loïc: Bref, en route vers un autre endroit où passer la nuit.
Aurel : Les kilomètres passent et toujours aucun endroit propice à un campement. Le risque en cherchant un endroit où camper de nuit c'est de ne jamais trouver quelque chose de satisfaisant et du coup de rouler jusqu'à la prochaine ville. Or il faut se faire violence et s'arrêter au plus vite, rouler de nuit dans ce genre de pays c'est vraiment un risque inutile.
Loïc : C'est finalement une petite loupiote qui nous attirera, à 100m de la route. S'il y a une lumière il y a forcement quelque chose dessous. C'est en fait un relais de téléphone qui est là, alimenté par un groupe électrogène, et le tout gardé par un Égyptien qui semble vivre là dans un baraquement de 10m2.

Il ne parle pas un mot d'anglais mais passée la surprise de voir débarquer 2 motos dans son petit territoire du bout du monde, il accepte que l'on dorme à côté, à la belle étoile tout comme lui.
Eh bien cette nuit qui commençait comme une galère sera peut-être la meilleure de tout le périple en Égypte.
Aurel : Notre gentil hôte nous déconseille de dormir derrière l'antenne, l'endroit est visiblement très fréquenté par les serpents. Il nous indique donc un endroit de sable mou délimité par des pierres, l'idéal pour une nuit à la belle étoile! Au moment où l'on commence à défaire nos affaires une voiture rate son virage et enchaîne les têtes à queue dans notre direction. Y'a de la marge avant qu'une voiture arrive jusqu'à nous mais bon...
Loïc : La lune se lève et dévoile le décors...

On se croit sur la lune.
Aurel : Pour s'endormir on ne compte pas les moutons mais les camions qui passent. Néanmoins le trafic se fait de plus en plus rare et la fatigue l'emporte assez vite.
Loïc : Au petit matin, réveillés de bonne heure par le soleil, on est ravis de redécouvrir l'endroit paradisiaque où l'on a passé la nuit.

En fait, depuis le départ, on n'a pas vu de montagne et être enfin au milieu de relief nous fait un bien fou.
Aurel : Le désert a son charme mais après 5000km de lignes droites bordées par du sable à perte de vue, découvrir quelques virages et quelques reliefs c'est une petite satisfaction!
Loïc : Notre hôte nous offre un thé. On lui offre du pain et une vache qui rigole.

Aurel : Loïc lui laisse même un Polaroid.


Loïc : On a peu dormi mais on est rempli d'énergie lorsque l'on reprend la route vers Luxor.
Aurel : Une route sympathique au début lorsque le soleil levant éclaire les montagnes rocheuses. Monotone par la suite. Puis sympathique à nouveau lorsque l'on retrouve le Nil. L'endroit propice pour se rafraichir en bonne compagnie!



Luxor est probablement l'endroit le plus riche en ce qui concerne les vestiges de l'Egypte Pharaonique. Tombeaux et temples sont nombreux. A vrai dire on n'y connait pas grand chose et en dehors de la curiosité et de l'occasion offerte, cela ne nous branche pas plus que ça. Je veux dire que l'on ne va pas chercher à tout voir.
Il n'y a pas de pont à Luxor, il faut faire un gros détour pour trouver un pont et il fait trop chaud pour que l'on prenne nos motos. On traverse donc le Nil en bateau pour louer deux petites motos locales, histoire d'avoir un aperçu.




J'en profite pour faire coucou à Khephren!



Le passage d'un temple à l'autre est toujours un grand moment de plaisir...


Aurel : C'est pas des temples mais c'est sympa comme petit village.

Loïc : Les plus beaux sites sont dans la vallée des rois, mais malheureusement il est interdit d'y faire des photos.
A défaut de vous montrer de splendides chambres funéraires, voici aurel et Loïc jouant au Teoula dans un café.

Et dire qu'à ce moment, si nous n'étions pas partis, nous serions en train de compléter des feuilles Excel, ou de chercher une salle de réunion...
Je pensais justement à vous, mes collègues, lorsque j'ai pris cette photo sur une Felouque du Nil.



Aurel : J'ai eu moi aussi une pensée pour mes anciens collègues (Salut Fred!) et mes copains qui bossent pendant que nous on se prélasse sur une Felouque...

Loïc : L'Égypte?
On peut la traverser tout en voiture.
Nous on l'a fait tout en moto.
Mais il paraît qu'il y a très longtemps y'en a un qui l'aurait fait Toutenkamon.
Aurel : Maintenant il nous reste à sortir de l'Égypte pour entrer au Soudan. Et ça c'est comme Rome, ça ne se fait pas en un jour...
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19 juillet 2010 - 10:00
c’est sur ,la felouque… et dire que je suis en train de chercher une salle de reunion , apres avoir rempli ma feuille d’heure mensuelle…
Bonne continuation à tout les 2 et continuez à nous faire rever
19 août 2010 - 12:29
it is very fantastic what can do the sun with our perception (…and of course a good photographer , the two almost identical photos « from moon » are very nice
…….i could not decide wich one is nicer , the one of late afternoon (very romantic and mystic) or the early morning (very refreshing ) …stil looking….but surely the both could be postcards
)