Un peu plus près des étoiles
Cet article est dédié à Gaël, Val, Glop, Bilou et Eric : les cousins et amis partis un jour en moto et jamais rentrés.
Je retrouve Francis comme prévu pour attaquer la Bolivie par les pistes du sud. Après son échec par les pistes de San Pedro de Atacama, on se demande si la piste de Calama sera meilleure. La frontière est a 200km de route et piste, puis 150km en Bolivie nous séparent de la station service la plus proche, celle de San Cristobal. La moto a normalement 400km d'autonomie, mais avec l'altitude, et si on a des pistes de sable ou de boue, ou si on se perd, ca risque d'etre juste.
On a différentes cartes papier et GPS, elles disent toutes des choses différentes... on verra bien. On prend juste soin de faire le plein d'essence, de vivres et d'eau pour 2-3 jours au cas ou... et puis on se régale sur cette piste qui serpentre entre les volcans!


petite pause casse-croute

On en profite pour se faire quelques photos "en action", car quand on voyage seul, c'est rare ce genre de photo!


Mais le temps se gate et au loin, les éclairs se succèdent. Cela n'annonce rien de bon!

Comme il n'y a pas un arbre ou s'abriter, on n'a pas d'autre choix que d'avancer...

... et on passera finalement juste à coté de l'orage. Ouf!
C'est pas tant la pluie qui est génante par elle-même, mais c'est d'avoir une piste détrempée, avec de la boue et des flaques dont on ignore la profondeur des trous quelles cachent.

Enfin, on arrive au poste frontière, un petit village complètement isolé, ou l'on a le temps d'aller s'abriter dans la salle des fêtes, lorsque les premières gouttes tombent. On a beau demander aux habitants, impossible d'acheter 2 ou 3 litres d'essence ici, par securité pour notre voyage.
A 4000m d'altitude, cette frontière s'occuppe aussi de faire passer des trains entre la Bolivie et le Chili.

Nous voila donc en route vers une nouvelle "bonn'aventure"

Je vous avais expliqué que j'étais entré très rapidement au Chili depuis l'Argentine, en ignorant que je devais passer a un poste frontiere a San Pedro de Atacama. Du coup, pour sortir du Chili, c'est un problème : non seulement ils ne peuvent pas me mettre de tampon de sortie du pays, vu que administrativement je n'y suis jamais rentré, mais ils m'expliquent que je suis en situation irrégulière sur le terrictoire. Au final ils sont aussi embetés que moi, et me suggèrent de passer la frontière pendant qu'ils ont le dos tourné... nous voila donc en Bolivie. Je ne suis officiellement jamais passé au Chili.
On demande conseil aux douaniers sur l'état des pistes et comment rejoindre San Cristobal. A les écouter c'est simple : il y a une nouvelle piste récente, bien tracée, qui mène droit a San Cristobal. Par contre son état dépend beaucoup des pluies de la veille. Cela semble simple, donc on se lance vers le sud, alors que l'on pensait initialement suivre la voie de chemin de fer plein est.
Une piste superbe : un peu de sable, mais peu; de la boue, mais pas collante; de la caillasse, mais on aime ca; et toujours des paysages d'altitude superbe, avec une lumière non filtrée, contrastée par les nuages noirs qui nous encerclent...

On avance doucement pour en profiter, par sécurite, et parce que "teuf-teuf", la moto de Francis, n'aime pas trop l'altitude. Mais on avance et on se régale.

Comme je ne veux pas rouler de nuit, et qu'on n'arrivera pas de sitot a San Cristobal, on décide de bivouaquer derrière de gros rochers pour être à l'abris du vent, sous la lumière bienveillante de la lune.

Il fait frais... le GPS indique que l'on est a 4300m d'altitude.


On est ravi de partager notre petit coin de paradis glacial avec les lamas aussi curieux que nous.

4300m d'altitude.
Un peu plus près des étoiles, et une pensée particulière pour Gaël, Val, Glop, Bilou et Eric : les cousins et amis partis un jour en moto et jamais rentrés. "Salut les copains!"

Une bonne platrée de pates d'impose, sauf qu'a cette altitude les briquets ne fonctionnent plus. Pas facile d'allumer le feu!

La nuit est finalement douce a cause des nuages qui nous recouvrent...

... et c'est justement la pluie qui nous réveille le matin. On attend l'accalmie pour sortir la tete de la tente et voir qu'a peine 200m plus haut il a neigé cette nuit.

On reprend donc la piste mouillée. La boue est en effet bien plus présente, mais sans ornière pour autant, ca passe bien. Meme dans la combinaison de pluie, on se régale.

On profite d´un rayon de soleil et du vent pour faire une pause pour sécher les toiles de tente.

et on reprend la piste vers San Cristobal ou de l´essence, un bon repas, et une charmante église nous attendent :

Il ne nous reste qu'une bonne centaine de kilomètre de tole ondulée pour arriver a Uyuni.

Mais juste avant d'entrer dans la ville, j'emmène Francis voir le cimetière de trains ou j'étais déja passé il y a 7 ans.

Voulant redonner vie a ces locomotives, je tente d'en tracter une sur quelques mètres, mais elle ne demarera pas pour autant. Echec. C'est qu'a 3800 mètres d'altitude, la KTM n'a pas tous ces chevaux.

Sur celle ci est écrit : "On recherche mecano avec experience..."

Uyuni, la ville mythique du sud Bolivien est atteinte finalement sans problème. Il ne nous reste plus qu'a en profiter...

... dans le prochain article!
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Suivez Marion & Aurel sur leur blog, The Great Adventure
13 mars 2011 - 12:05
Quelle belle nuit … J’adore le cimetière de train ! Et tes nouvelles oreilles font un peu gremlins
14 mars 2011 - 21:39
SIN COMENTARIO,HERMOSOS LUGARES,TE VEZ MUY FELIZ.UN ABLAZO.