Du plus grand lac salé, au plus haut lac du monde
Le grand lac salé d'Uyuni est un moment fort du voyage attendu depuis longtemps. A présent, m'y voila, malheureusement c'est la saison des pluies et il est innondé.

Les 4x4 se lancent quand meme et donnent une idée de la profondeur de l'eau sur la croute de sable.

Il y a 30 a 40cm d'eau sur les premiers 600 m, et puis la croute de sel remonte un peu pour n'avoir plus que 5 cm d'eau.
Avec Francis, on hésite un instant, on a sacrément envie d'y aller aussi, mais la moto a encore des kilomètres à faire. Si on roule comme ca dans l'eau saturée de sel, le kit chaine déja usé et dont les toriques ne sont probablement plus étanche ne va pas durer longtemps. Les roulements de roue ont beau etre soit-disant étanches, après 75.000 km je crains pour leur durée de vie si je les utilise la dedans, d'autant que les caches poussière ne sont plus du tout étanches non plus. Et puis il y a toute la connectique électrique qui est bien exposée.
Bref, on considère que ca ne serait pas sérieux, mais je me lance quand meme pour un tout petit tour, sans insister. Je m'étais juré de rouler sur le Salar d'Uyuni en moto. C'est fait.

En Argentine, j'avais rencontré Pit, un américain en moto aussi. Le revoila à Uyuni. Il est en moto de location pour un mois, et les contraintes que l'on a ne sont pas les memes. Il se lance donc plus franchement, mais une fois au milieu du lac, les guides en 4x4 lui disent qu'il devra rebrousser chemin, car de l'autre coté du lac il y a plus d'un mètre de profondeur. On peut donc rouler sur le lac mais pas le traverser aujourd'hui. Chaque jour est différent. Le lac sèche très vite et au moindre orage c'est 5 a 10cm d'eau en plus.

Quand on le retrouve après son escapade, on se dit que l'on a bien fait de ne pas se lancer, tellement le sel est partout, obstruant le radiateur, les sorties d'echappement, entrant dans les comodos, etc...!

oui mais quand meme, on voudrait aller là ou c'est peu profond pour profiter de l'immensité blanche du lac. On y va donc à pied, en laissant les motos au sec.

et passés le premier kilomètre de marche, l'eau est presque au niveau du sel.

Francis est ravi et moi aussi. Cette immensité blanche est toujours émouvante et est porteuse d'une énergie incroyable.

Retour au sec avec un coup de soleil (à 3800m d'altitude, le soleil est très peu filtré!) pour un lavage de la moto à l'eau douce, et un premier steak de lama.

... et on prend la route directement vers Potosi, la ville la plus haute du monde.

Les premiers kilomètres sont une piste d'altitude superbe, agréable dans la rocaille qui serpente le long des andes, avec sa lumiere si particuliere.

Puis c'est le goudron qui nous permet d'avancer plus vite ... mais pas assez car la nuit tombe. Je propose de nous arreter dans un petit village en cours de route. Il y a toujours des hébergements basiques possibles. Cette fois, les rares chambres sont occupées par les ouvriers qui refont la route dans le coin. Eux revent de visiter l'Europe. Nous on est ravi de visiter leur Bolivie. Hébergement des plus rustique pour une bouchée de pain, sans eau courante, mais au moins c'est 100% authentique. Je me sens bien.

Les Boliviens ne sont pas très expressifs. Les touristes font partie de l'entourage et semblent ne générer pas plus d'interet que des arbres. Du coup, il est assez difficile d'avoir une communication riche avec eux. La moto attire quand meme une certaine curiosité.

On reprend donc la route de bonne heure et décide de dejeuner près d'une rivière. Le temps que le thé chauffe, un Bolivien traverse la riviere et vient droit vers nous. On n'était pas habitué à des Bolivient aussi direct, et on apprécie cette chance. En arrivant à nous il nous tend la main directement, mais pas pour nous serrer la main. Il a deux pommes au fond de la sienne (la paume de sa main) et nous les offre avec plaisir, tout en acceptant facilement de partager un thé, le fromage le pain et la confiture de notre petit déjeuner. Rien que des choses simples, mais qui nous donnent la peche pour la journée.

On a bien besoin de cette energie là lorsque l'on arrive à Potosi. La ville minière est un immense chantier. On y accède par les bas quartiers insalubres, et plus on monte vers le centre ... plus ca ne s'arrange pas
L'interet de la ville réside dans sa mine qui a tué tant et tant de milliers de mineurs, non pas à cause de terribles accidents, mais à cause des conditions de travail inhummaines. Et dire que pourtant le nombre de volontaires pour venir travailler ici augmente toujours parait-il. Paradoxal, non?
Quelques gouttes de pluies chargées de poussière rendent l'air apre, et la route glissante. Un sympathique Potosien éméché à qui on demande la direction de l'office du tourisme nous explique que la mine ne pourra pas etre visitée aujourd'hui car c'est dimanche. S'en est trop. Cette ville pue la mort. Je ne m'y sens pas bien. Je veux partir de là. Autant l'energie du Salar d'Uyuni vous recharge autant ici j'ai l'impression d'inspirer du goudron terne qui vient se déposer sur ma bonne humeur, et d'expirer au vent l'energie positive qu'il pourrait me rester. Francis n'insiste pas pour rester non plus, donc on fait demi-tour, sans meme etre descendu de la moto. Direction Oruro.
La route est superbe et nous fait oublier la mauvaise énergie de Potosi.

La campagne est belle, mais les villages dñesertés

L'exode rural est visiblement à la mode.
Arrivés en fin d'apres midi à Oruro, la première impression n'est pas non plus excellente. On trouve un logement avec garage juste devant le terminal de bus. Les gares ferrovières et routières ont en commun de réunir toujours dans le secteur les individus ... que l'on ne souhaiterait pas avoir comme gendre. On va quand meme faire un tour dans le centre et là, au contraire, c'est la fete dans toutes les rues. On prépare le carnaval et c'est une sorte de grande répétition générale. Les groupes de musiciens et danceurs arrivent de toute la region pour sillonner les rues en fanfare.



Le carnaval est parait-il grandiose, mais avec énormement de monde. On est content de simplement profiter de la bonne humeur du moment.

Une bonne nuit et on continue notre traversée express de la Bolivie. J'y étais déja il y a 7 ans, c'est la saison des pluies, et en théorie, je reprends le travail dans un mois. Francis aussi a un rendez vous important avec son fils aux Etats-Unis, et ne doit pas trainer non plus. On file donc plein ouest, vers La Paz, la capitale la plus haute du monde.


Les abords des capitales sont généralement peu engageants. La Paz n'y échappe pas. Embouteillages, poussière... Le temps de faire le plein et on file vers Copacabana, le petit village touristique qui a donné son nom à la plage Brésilienne.
En chemin, un petit creux, et on s'arrete au hasard au premier village qui vient.


Coup de chance, c'est le village qui abrite les plus grandes ruines Inca de Bolivie.

Une petite visite s'impose.


Il parait que c'est la porte du soleil de ce site qui a inspiré Hergé pour Tintin.

Enfin, à la tombée de la nuit, on rejoint Copacabana. L'itinéraire proposé par le GPS passe par quelques kilomètres au Perou. Le passeport de Francis étant quasiment plein, et comme il a encore beaucoup de pays à traverser, il est contraint de faire un détour de 200km pour éviter les coups de tampons et garder des pages vierges. Il parait que des voyageurs se sont faits refouler à des frontières parce qu'il ne restait pas assez de place sur leur passeport. C'est dur la vie d'un grand voyageur!
Copacabana est hyper touristique. Mais au bord du Titicaca, le lac le plus haut du monde (3800 m d'altitude), je m'y sens bien. En saison haute cela serait peut etre différent. Deux jours tranquille ici pour mettre à jour le blog très en retard, et commencer à chercher un hébergement pour mon retour en France...
A ce sujet, je recherche une location, idéalement à partir du 1er avril, sur Toulouse et Banlieue Sud et Ouest. D'un grand studio (minimum 35m2) à un T4, mais à condition qu'il y ait un véritable garage ou atelier,avec eau et electricité, d'au moins 35m2. Pas de box dans une résidence, donc. Loyer entre 400 et 850 EUR si possible. Une colocation, au moins pour les premières semaines, est aussi envisageable.

Demain, c'est le Perou qui nous attend. Nous? Oui, tiens, je réalise qu'avec Francis, on préférait aller a Uyuni ensemble, et je constate qu'a l'autre bout du pays on est encore ensemble. On fait visiblement bon ménage.
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6 mars 2011 - 12:54
Enfin un déjeuner cohérente!!!!!:)),ravi de vous rencontrer Francis!!!!
6 mars 2011 - 13:18
Nous retrouvons là notre Loïc national!!!!
Nous pouvons toujours t’heberger dans tes meubles……
Bizzz et à bientot.
6 mars 2011 - 15:21
Je suis heureux que tu n’ête pas seul dans cette dernière partie de ton voyage.
1 avril? Presque une année de grandes aventures, de nombreux amis et des expériences intéressantes.
L’images de lac salé sont merveilleux. Lama…hmmmm….je pense qu’il a un goût spécial.
Bonne chance du Pérou
6 mars 2011 - 22:14
Quoi, ça va déjà être fini ?
Et on va faire quoi au bureau après nous, merde, c’est quoi ce bordel !!!
Mouah,,ah, ah, ah…
Profite bien de la fin des tes aventures, qu’on en profite aussi et bonne chance pour ton retour chez tes fous moins fous que ceux de la GVQP !!!
6 mars 2011 - 22:41
Toujours aussi plaisant de te lire.
6 mars 2011 - 23:37
Salut!
Pareil que Bob (D’ailleurs, j’en profite: coucou Bob!) Qu’est ce qu’on va lire après?
)
Merci pour toutes ces belles photos et pour celles à venir
Gilles
6 mars 2011 - 23:58
ben après avoir lu tout ca, j’espére que vous irez draguer la fille de l’agence de voyage de votre quartier et que vous nous raconterez des trucs chouette quelques mois plus tard, tout simplement!
9 mars 2011 - 10:32
Hé, on a une famille nous (bon de chiens pour le lévrier, prff !!! AÏEeuh !)
J’imagine d’ailleurs la tronche de ma femme si j’allais draguer dans une agence de voyage de mon bled… Au choix, à la pharmacie, la boulangerie, le café – bientôt repris par des asiatiques, un début de piste ? – ou la supérette… Quand tu dis des mois plus tard, tu ne penses pas à 9 j’espère ???
Mouah, ah, ah, ah…
PS: salutations au sudiste BMiste…
7 mars 2011 - 00:06
SALUT Loïc on s est loupes de peu, nous sommes alles sur le salar cet aprem en 4×4 . pieges a touristes mais pour yves c etait pas bon de marcher dans l eau salee. pour lui aussi les connectiques electriques de sa jambe n auraient pas supporte et pour dd c est comme pour la katoche, il lui reste des bornes a faire
dommage que l on se soit louper de si peu.
bisous et bonne continuation, Mimi et Yves
7 mars 2011 - 05:07
salut vous 2!
On ne s est pas loupe de si peu. En fait le blog a plus d une semaine de retard, donc jetais deja au Perou lorsque vous arriviez au Salar…
A bientot pour un magret!
Loic
7 mars 2011 - 07:18
chouette
une nouvelle semaine qui commence avec
plein de soleil dans mes yeux
merci pour toutes ces belles pages
dominick
7 mars 2011 - 11:27
Ah ben non faut pas retourner au travail Loic!
On veut encore plein de belles image, de beaux récits, que l’aventure continue quoi!
Le retour va être difficile j’imagine…
En tout cas profites bien de ces derniers jours
Le portrait de Francis au lac salé est très sympa, comme la majorité de tes photos d’ailleurs ;0)
Qui se dévoue pour le prochain blog-aventure? ^^
7 mars 2011 - 22:51
Ne me dis surtout pas que tu as remplacé francis par la dentiste, je la preferais nettement…………….même s’il a l’air sympa le tarmo………..
14 mars 2011 - 21:26
TE FELICITO HERMOSO LUGAR