Objectif Machu Picchu
Tous les touristes passent par le Machu Picchu, et pourtant, trouver la bonne méthode pour y aller n'est pas si simple. Après de longues discussions avec de nombreuses personnes, on a à présent une bonne idée des différentes options que je vais vous décrire rapidement pour que cela puisse servir à d'autres voyageurs.
Option 1 : La Classique : prendre le train depuis Cuzco jusque Agua Caliente. Cette ville n'est accessible qu'en train.
Ensuite prendre le bus, ou grimper plus d'une heure une grosse côte dans la poussière des bus jusqu'à l'entrée du site.
C'est la solution la plus classique, proposée a Cuzco, et le tour complet peut se faire en une journée en partant très tôt et rentrant très tard. Les tarifs proposés sont de 150 USD environ. On peut aussi passer la nuit à Agua Caliente qui propose plein d'hébergements pas forcément très chers en basse saison.
Option 2 : La sportive : suivre le chemin des incas. C'est une randonnée organisée de plusieurs jours à travers la montagne, qui passe près de sites incas à visiter, avec des cherpas pour porter les vivres. Le tout limité en nombre de visiteurs par jour, avec nécessité de réserver bien à l'avance et d'avoir un budget conséquent. Probablement une chouette option.
Oui, mais nous, on veut y aller le plus près possible avec la moto :

Le village accessible par la route le plus proche de Agua Caliente, c'est Santa Teresa, a plus de 200km de Cuzco. On va donc y faire étape pour voir avec les locaux comment accéder au site magique.

Nous voila donc sur une route superbe qui serpente dans les Andes et qui monte, et qui monte....

A 4130m la température est bien basse ... et surtout la pluie commence alors qu'une heure plus tôt on était dans la fournaise du bas.

Les 50 derniers kilomètres sont une piste tout à fait praticable même si humide.

La route est en perpétuelle reconstruction à cause des éboulements de la nuit suite aux orages de saison....
Toujours est il que même avec un temps maussade je m'éclate comme un fou sur cette piste. Je me rends compte combien il est rassurant de rouler avec 2 potes, et à quel point tout seul, du fait de tout faire pour éviter la chute qui mettrait fin au voyage, on s'interdit de rouler "fun". A un moment, je réalise quand même qu'une sortie de route signifie un aller simple vers le précipice, et je calme mes ardeurs...
A la tombée de la nuit, on arrive a Santa Teresa, et on va se poser dans un petit hostel qui propose de mettre les motos ... dans la salle de restaurant. Voila un geste commercial que l'on apprécie. D'autant que depuis que l'on est au Pérou, on noue repète de ne pas laisser dormir les motos dehors...

De Santa Teresa, on essaie à présent d'obtenir des nouvelles fraîches pour rejoindre la Machu Picchu. Il faudra dans tous les cas rejoindre Agua Caliente, et pour cela il faut passer par une centrale electrique "Energia". Le problème, c'est que pour rejoindre Energia dans un premier temps, il faut passer par une route qui est coupée depuis un éboulement qui a eu lieu il y a quelques années, et les travaux de reconstruction n'en finissent plus. Il faut prendre un taxi ou les motos jusqu'à l'éboulement et continuer à pied. Le taxi coutant peu cher et comme il n'y a rien pour sécuriser les motos sur place, on se fait donc amener au petit matin au plus près de "Energia". Et il pleut.

La rivière est d'une force et d'une violence incroyable. Le taxi nous avance jusque là ou la route s'est effondrée. Effectivement, même à plusieurs, on n'aurait pas pu faire passer les motos dans les éboulis. Sur la photo suivante, on a passé les éboulis à pied, donc, et on aperçoit la route coupée de l'autre côté :

45 minutes de marche plus tard, on arrive à la centrale électrique. Il y a aussi une petite gare pour le train, mais la ligne est en réfection aujourd'hui. De toute façon, nous avions décidés de monter à pied, donc il suffit de suivre la voie de chemin de fer durant 2 heures et demi en marchant d'un bon pas pour rallier Agua Caliente.
On y est presque!Pour les derniers kilomètres, on est invité à monter compléter un bus de japonais :

et enfin on arrive découvrir une des 7 merveilles du monde (suivant un classement commercial récent)




Le site est grandiose et cela vaut clairement le coup de passer du temps pour y accéder. Meme avec plein de touristes qui deambules, on ne se sent pas a l'etroit, et on n est pas gene du tout.
Pourtant cela me donne l'impression que la plupart des murs sont reconstruits. Je me trompe peut etre, et je veux bien croire que toutes les pierres ont bien ete trouvees la, mais les veritables murs incas sont finalement peu nombreux.

Qu'importe, cela donne bien la dimension du site, a defaut de l'athmosphere.
Redescente en bus, puis 3 heures de marche a nouveau pour arriver a l eboulis qui bloque la route a la nuit tombée. Autant dire qu'on a bien dormi cette nuit lá! A refaire, on prevoirait de passer une nuit a Agua Caliente.
Le lendemain, on reprend la superbe piste dans l'autre sens. Et on se régale.


Mais les pluies de la nuit agitent la riviere et le niveau est monté. Il faut trouver le bon endroit pour passer...

Francis passe sans probleme

Stephane, qui s'est renversé ici 2 jours plus tot ne fait pas le mariole, mais passe cette fois avec les pieds (presque) au sec.

Je prends l'option de passer (peut etre un peut trop) vite, en me disant que moins longtemps on reste dans l'eau, et moins on a de chance de verser... et ca passe.

La route est parfois boueuse au point que les camions doivent se tracter mutuellement pour passer

Nous, on se regale sur la piste, et puis la route commence a monter en serpentant dans les Andes, avec un mélange de brouillard et de pluie. C'est un peu comme s'il pleuvait, mais que les gouttes d'eau restaient lá en suspension dans l'air, juste sur notre trajectoire, cherchant un endroit ou se jeter. Si possible une fermeture eclair, l'entrée d'une manche, une ouverture du casque, un trou dans la botte... car la goutelette d'eau péruvienne est fourbe. Elle choisira tous ces endroits pour s'immicer jusqu'au contact de la peau flétrie du brave motard, le gelant jusqu'a l'os jusqu'au soir.

Un col a plus de 4300m d'altutude dans le froid et lapluie. Juste une petite église sale ouverte au vent et une cabane avec une famille survivant la. La misere ne me choquait pas specialement en Bolivie, mais bien plus au Perou.

Un polaroid pour la fillette sortie de sa flaque de boue pour venir nous voir, je partage mon biscuit avec elle, et je file plus loin, surtout plus bas, pour retrouver une temperature plus clemente. Je ne suis pas convaincu que la foi la sauvera de quoi que ce soit.

Hormis cet épisode, superbe journee, donc, d'autant que chacun y a mis son grain de sel mecanique :

En partant, ma roue était crevée par un clou. Petite réparation le temps de prendre le petit déjeuner et nous voila en route.
Dans la journée, juste apres un petit passage de gué, "Teuf-Teuf", le 600TT de Francis ratatouille et s'arrete.

A force de démonter, vérifier, tester, etc... la moto seche et finalement repart comme si de rien n'était.
Stephane fera non seulement le coup de la panne seche a 4000m d'altitude dans le brouillard...

mais devra en plus changer en urgence ses roulements de roue arriere le soir venu (ouf, c'est une taille standard qui se trouve facilement)

Bref, ce voyage au Machu Picchu sera pour moi memorable (de lapin), et j'ai presque honte de reconnaître que c'est plus la virée entre potes que je retiendrai que le Machu Picchu lui même.
Vous vous demandez peut etre comment la premiere photo de cet article a ete prise, vue que l on n est pas monte jusqu au Machu Picchu en moto. Voila le secret :

Et maintenant, l'aventure continue...

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Suivez Marion & Aurel sur leur blog, The Great Adventure
13 mars 2011 - 18:23
You’re a wonderful man, magnificent, and also what you do
My congratulations!
13 mars 2011 - 20:13
Magnifico!!! magnifico el lugar, tu prosa (lo que escribes), tu aventura y que se pueda « vivir » y compartir mucho de ellla a traves de tus imagenes y de tu increible transparencia.
13 mars 2011 - 21:11
Un blog toujours aussi bon! Trouver un angle intéressant sur un site archi-connu et ultrabalisé qu’est le Machu Pichu… Bref, tu me régales.
14 mars 2011 - 10:40
Salut Loic,
ca fait un bail que je n’ai laisse un petit message de remerciement pour ton blog. Alors encore merci pour tes recits, qui nous font bien rever.
Et merci pour le truc de la premiere photo car je me suis demande comment vous aviez pu la faire pendant toute la lecture de l’article
14 mars 2011 - 11:29
Belle aventure…surtout avec les conditions meteo du moment.
Tu nous a ramenés quelques annees en arriere lors de notre approche par le chemin de l’inca (souvenir merveilleux)
Bizzz…
14 mars 2011 - 21:01
HERMOSAS LAS FOTOS ,GRACIAS POR ACERME CONOCER LAS MARAVILLAS QUE E VISTO,UN AMIGO DE MALARGUE MENDOZA ARGENTINA.SOY RAUL CARA ,PADRE DE FRANCO,QUIEN TE AUXILIO,EN MALARGUE MENDOZA,BESOS,
15 mars 2011 - 00:22
Salut Steph, je n’avait jamais vue ton blog !! encore Bravo !! quelle superbe aventure et sportivité, bonne continuation !!
Tito (Hamburg)
15 mars 2011 - 11:02
salut loic
comme d’ab suberbe cr .cool le restaurateur de faire rentrer plusieures moto pleines de boue dans son salon.merçi d’avoir levé la supercherie de la photo.
bonne continuation.
MICHEL